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Accueil » Archives » N°10 Mars 1998 » La suppression ovarienne améliore la survie des femmes de moins de 50 ans atteintes d'un cancer du sein

La suppression ovarienne améliore la survie des femmes de moins de 50 ans atteintes d'un cancer du sein

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Early Breast Cancer Trialists' Collabora-tive Group. Ovarian ablation in early breast cancer: overview of the randomised trials. Lancet 1996;348:1189-96.

Objectif

Déterminer l'efficacité de la suppression ovarienne chez les femmes ayant un cancer du sein peu évolué.

Sources des données

{Les études ont été identifiées grâce aux listes fournies par l'Union Internationale Contre le Cancer, le National Cancer Institute américain, le Coordinating Committee on Cancer Research britannique ; grâce aux recherches effectuées dans l'International Cancer Research Data Bank, au sein des abstracts de congrès, des bibliographies d'essais publiés et aux contacts directs avec des experts.}*

Sélection des études

Les études étaient sélectionnées s'il s'agissait d'essais randomisés contrôlés ayant débuté l'inclusion des patientes avant 1990 et s'ils comparaient l'ovariectomie chirurgicale ou la suppression de la fonction ovarienne par radiothérapie à l'absence de ce traitement adjuvant.

Recueil des données

Pour tous les essais, les données suivantes étaient recueillies pour chaque patiente randomisée : type de traitement, âge, statut ménopausique, statut ganglionnaire axillaire vérifié chirurgicalement, statut des récepteurs aux estrogènes ou à la progestérone, dates de randomisation, survenue d'un cancer mammaire controlatéral, première récidive locale ou à distance, dernier statut vital connu et cause du décès. L'exactitude de ce recueil et des rectifications éventuelles étaient vérifiées par les investigateurs des études originales.

Principaux résultats

13 essais remplissaient les critères d'inclusion et les données étaient disponibles pour 12 essais (3 456 patientes). En ce qui concerne les femmes âgées de moins de 50 ans au moment de la randomisation (n = 2 102), la survie à 15 ans était meilleure chez celles qui avaient eu une suppression ovarienne que chez celles qui n'en avaient pas eu (52,4% vs 46,1%, différence absolue 6,3%, p = 0,001, {NST = 16}**). Trop peu d'événements étaient survenus pour qu'une analyse de sous-groupes fiable puisse être réalisée, mais la différence absolue de survie apparaissait supérieure chez les femmes ayant eu un envahissement ganglionnaire que chez les femmes n'en ayant pas ; de même, cette différence était plus marquée dans les essais où l'ablation ovarienne avait été le seul traitement adjuvant, que dans les essais où l'ovariectomie associée à une chimiothérapie avait été comparée à la même chimiothérapie seule. D'autres traitements hormonaux étaient rarement utilisés. Chez les femmes âgées de plus de 50 ans (n = 1 354), l'amélioration de la survie à 15 ans n'atteignait pas le seuil de significativité statistique (36,9% vs 34,5%, différence absolue 2,4%).

Conclusions

La suppression ovarienne améliore la survie sans récidive et la survie globale des femmes âgées de moins de 50 ans avec un cancer du sein peu évolué. Le bénéfice est indépendant du statut ganglionnaire axillaire.

Source de financement : Imperial Cancer Research Fund.

Correspondance scientifique : Secrétariat de l'EBCTCG, Clinical Trial Service Unit, Radcliffe Infirmary, Oxford OX2 6HE, Angleterre, Royaume-Uni, Fax : 44-1865-558817.


* Information tirée du N Engl J Med 1988;319: 1681-92.

** Chiffres calculés à partir des données de l'article.

Dernière modification 12/05/2006 11:09
 

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